David Paillat.

En recherche d’un projet de diversification de leur production, les cogérants du GAEC Biraud – Paillat envisagent d’optimiser les fumiers et lisiers.

Afin de se garantir contre la volatilité des marchés laitiers et céréaliers, les cogérants du GAEC Biraud – Paillat, les frères Paillat, David et Vincent, et Bernard Biraud, envisagent d’optimiser les fumiers et les lisiers produits par leur troupeau.

La méthanisation, qui permet de transformer cette biomasse en énergie, présente, outre l’avantage d’être écologique, la capacité de valoriser un produit qui, au bout de la chaîne reviendra amender les cultures après extraction des matières carbonées David Paillat, titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agriculture, qui pilote l’opération confirme : “ C’est une orientation stratégique. Nous ne voulons pas laisser les choses qu’on est capable de faire à d’autres qui ne sont pas forcément issus du milieu rural. “ Le principe repose sur la mise en fermentation de fumier, lisier et déchets végétaux -la biomasse- dans une sorte de grande marmite, le digesteur. La fermentation s’effectue et le gaz issu des éléments carbonés est capté après différentes étapes.

Des premiers contacts encourageants

Trois bénéfices vont être tirés de cette opération : 1, le gaz va alimenter une turbine qui produira de l’électricité ; 2, l’eau qui sert au refroidissement de l’installation pourra être utilisée pour le chauffage ; 3, le résidu solide, le digestat, est utilisé pour la fumure toujours aussi riche en azote de phosphore et potasse.Ce projet nécessite des investissements importants. C’est pourquoi David Paillat et ses associés veulent y adjoindre onze exploitations agricoles, dans un rayon de 8 km autour de Mauzé, pour la collecte de la biomasse. Il pourrait être ainsi envisagé la production de 420 kW d’électricité.

Pour l’utilisation de l’eau chaude les collectivités locales ont été approchées : la mairie pur le chauffage des bâtiments communaux, les écoles et le Centre socioculturel ; et la CAN pour remplacer la chaudière a fuel qui suppléé actuellement la chaudière bois.

David Paillat est confiant : “Les premiers contacts sont encourageants et en général bien accueillis par les élus, car notre projet répond à la Charte des bonne pratique du développement de la méthanisation, soutenu par la Région. De plus, l’installation de cette unité réduirait de 1 431 tonnes l’émission de carbone des quelque 18 300 tonnes de fumier et lisier et des 750 tonnes de végétaux issus d’intercultures qui seraient collectés annuellement. Enfin pour 1 kW d’énergie utilisée, nous produirions 25,8kW d’énergie nouvelle.“

A SAVOIR Son coût estimé a 3 M

Ce projet en est actuellement au stage de l’étude de faisabilité. Son coût initial est estimé à environ 3 M€. Il pourrait être opérationnel dès 2017. Dans un souci de mutualisation, sa concrétisation pourrait se faire par le biais d’une Société par actions simplifiée (SAS). Son implantation devra se situer à proximité de l’agglomération mauzéenne afin d’optimiser la partie production de chauffage. “L’unité de production aura un impact au sol d’environ 1 hectare. Nous avons pris les mesures nécessaire pour éviter toutes nuisances olfactives et le digestat résiduelle rendu inodore à la suite de l’extraction des matière carbonées“, précise David Paillat

Courrier de l’OUEST du 09/06/15

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