Annie Tabourier, debout, a contesté le projet au sein même du Conseil municipal.

Jeudi, lors de la réunion publique concernant le projet de méthanisation du GAEC Biraud-Paillat, les oppositions ont été mises au jour.

Depuis plus de 2 ans, le GAEC Biraud-Paillat planche sur un projet de méthanisation des fumiers, lisiers et cultures intermédiaires Onze agriculteurs du secteur sont intéressés par une mutualisation du projet porté par la SAS Déméter Energies, créée à cet effet par les co-associés du GAEC. Jeudi soir, les responsables ont présenté leur projet lors d’une réunion publique qui a fait salle comble. Pour accompagner leur démarche, ils avaient fait appel à Damien MARIE, chargé de mission à l’Institut de Formation de Recherche en Education à l’Environnement (Ifrée), et à Denis RENOUX, de la direction du Centre régional des énergies renouvelables (CRER). Les intervenants ont rappelé le processus de méthanisation des déchets traités et sa finalité économique, écologique et environnementale. L’opposition la pus virulente est venue d’une partie du Conseil municipal, pourtant favorable dans son ensemble au projet, comme le soulignait Philippe Mauffray, maire de Mauzé et vice-président de la Communauté d’agglomération de Niort (CAN), responsable de l’environnement: « Nous avons donné un accord de principe sur la faisabilité du projet, que nous continerons à suivre avec bienveillance ». Deux conseillers, Annie Tabourier et Philippe Coindeau contestent la position du maire, regrettant le manque d’informations, allant même jusqu’à contester la validité du vote au sein du Conseil sur l’opportunité du projet. Les risques sanitaires sont ensuite évoqués: « On nous avait promis la présence de spécialistes de la santé. Où sont-ils ? interroge Monique Tabourrier. Il est prouvé que les substances contiennent de la dioxine et des nano-particules. Les nuisances olfactives et l’impact routier du transport des matières sont bien réels, bien qu’on nous affirme le contraire. Nous demandons une enquête publique complémentaire. »

La position du maire contestée par des élus

Une personne dans la salle parle d’une expérience malheureuse à Montpellier; une autre s’inquiète de l’impact sur la nappe phréatique de l’épandage des résidus, notamment en raison des molécules pharmaceutiques qu’ils contiennent. Enfin, la question financière est abordée: l’implantation de l’unité de traitement ne risque-t-elle pas de dévaloriser le parc immobilier de proximité ? D’autres contestent l’intervention de fonds publics dans une entreprise privée. Il se trouve néanmoins dans la salle, plusieurs personnes pour venir appuyer le bien-fondé de ce projet. Après avoir globalement répondu aux interrogations de l’auditoire, les intervenants informent que trois ateliers relatifs à l’intégration paysagère, la préventions des nuisances olfactives et la recherche d’amélioration du projet, seront ouverts au public.

A savoir : Une production équivalente à la consommation de 750 ménages

L’unité de traitement serait susceptible de produire l’équivalent en électricité de la consommation de 750 ménages, hors chauffage. De plus, la récupération de la chaleur produite par les turbines pourrait se substituer aux quelques 200 000 litres de fuel actuellement utilisés pour chauffer les équipements scolaires, les bâtiments municipaux, la piscine et un séchoir à luzerne privé. Soit la réduction des rejets de CO2 évoluée à 1 431 tonnes.

Source : Le Courrier de l’Ouest – 16/01/2016

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