Le groupe de concertation et les porteurs du projet ont pris la mesure du futur site, à 800 m, 400 m puis sur la parcelle d'implantation

Les porteurs du projet et le groupe de concertation se sont rendus sur le terrain, pour prendre la mesure de l’unité qui doit bientôt sortir de terre.

Depuis trois ans, la SAS Demeter Énergies, représentée par David et Vincent Paillat et Bernard Biraud, œuvre sur un projet d’implantation d’une unité de méthanisation agricole sur le territoire mauzéen. Ce vaste projet économique et environnemental est destiné à la production d’énergies renouvelables.

Le biogaz provient d’effluents – lisier, fumier bovin et caprin – complétés de cultures intermédiaires à vocation énergétique, soit l’équivalent de quelque 56 tonnes transportées par jour, issus d’une douzaine d’exploitations agricoles voisines, situées dans un rayon de 10 km du site d’implantation. La production de biogaz permettra de fournir de l’électricité et de la chaleur. L’électricité revendue à ERDF sur 20 ans peut alimenter 750 foyers hors chauffage. La chaleur serait destinée aux bâtiments proches de Mauzé – collège, piscine et bâtiments communaux – ainsi qu’un séchoir à luzerne, soit l’équivalent de 495.000 litres de fuel.

Démarche de concertation

Les porteurs du projet, en lien avec l’Ifrée, le Parc naturel du Marais poitevin, le Caue 79 et Atmo, ont souhaité dans une démarche d’information et de transparence, mettre en place un groupe de travail de concertation ouvert à tous, suite à la réunion publique de janvier dernier. De la quarantaine de personnes ayant manifesté, au départ, leur intérêt, seule une petite dizaine se montre désormais assidue aux ateliers proposés. Jeudi, il s’agissait, avec Jordane Ancelin, animatrice du Parc naturel, et le couple Paillat, d’avoir une perception en vue lointaine (800 mètres) depuis la périphérie de Mauzé du futur site, et de repérer la parcelle. Le site de méthanisation comportera pour les parties les plus hautes, un hangar de 11,50 m, un digesteur de 9,50 m d’un diamètre de 24 m, à comparer au château d’eau tout proche. L’opération a été renouvelée en vue proche à 400 mètres puis en vue immédiate du site sur la commune de Prin-Deyrançon. D’une surface de 2,6 hectares, il devrait être pleinement accaparé par les installations, réparties sur toute la parcelle pour des raisons de sécurité et de protection de bâtiments, en cas d’incendie par exemple, et ce à la demande des assurances. L’ensemble sera intégré au milieu. Dans un souci d’harmonie, les matériaux utilisés (béton, bois) seront de couleur claire mais pas blanche.
Le groupe de concertation pourra ainsi faire remonter ses observations ou ressentis en vue, éventuellement de pistes d’amélioration. Par ailleurs, la SAS Demeter Énergies poursuit sa démarche d’information auprès des municipalités non directement impactées par le projet. Les différentes étapes du projet respectent globalement le planning ébauché à l’origine. En l’état actuel, le dossier est en instance de finalisation en matière d’agréments et d’autorisations, le permis de construire ayant été déposé durant l’été. Les travaux devraient débuter en 2017.

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